J’ai du me tromper d’avion

J’ai du me tromper d’avion, à moins qu’une avarie ne l’ai forcé à se poser précipitamment.

Débarqué, je croise T. qui m’invite à la suivre. Elle rejoint ses parents pour déjeuner.

Sur la terrasse du restaurant, au sommet d’une montagne qui m’est inconnue, je suis assis sur le banc d’une table qui ressemble à s’y méprendre à celles qu’on trouve sur les aires de pique-nique. A ma droite,  T.. En face, ses parents.

Son père exprime une joviale tristesse, celle de ceux qui ont vu des choses terribles. Il garde les yeux fermés. Sa mère a elle les yeux ouverts et très protubérants. La paupière gauche gonflée et fermée, seul l’oeil droit est visible, grosse boule verte presque anis. Mais le plus terrifiant est sa pupille de chat.

L’instant d’après, je rassemble mes affaires en quittant l’arène où nous sommes sans doute venus voir une pièce de théâtre. Je suis le dernier à me lever. Arrivé au bout du couloir qui débouche sur la grille de sortie qu’M s’apprête à fermer, je m’aperçois que j’ai oublié mon pardessus marron fétiche. Je lui demande d’attendre quelques instants et fais demi-tour. Au passage, A. me chambre,  affirmant que je n’avais pas de manteau en venant. Mais revenu sur mes pas, je le trouve posé en boule sur une table. Je m’en saisis et rejoints de nouveau la sortie.

M. ferme la grille après moi. Nous nous séparons.

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