A la frontière de la Mort

Le train s’est arrêté à la frontière. Il fait nuit. Les douanier vont bientôt procéder au contrôle d’identité.

Dans le compartiment, mes voisins sortent de leurs valises, de leurs sacs ou leurs poches, des dizaines et des dizaines de feuilles de toutes les couleurs. Ce sont les formulaires nécessaires pour entrer dans ce pays qui ressemble à l’Allemagne.

Le contrôleur-douanier qui surgit dans le compartiment ressemble à Karl Marx. Son sourire bienveillant est contredit par son regard où perce une cruauté qui me terrorise soudain.

Les autres passagers sont en règle, qui rangent leurs formulaires. Lorsqu’enfin il se penche vers moi, je lui présente la paume de mes mains dans un geste qui dit ma détresse mais aussi mon identité, vérifiable aux lignes digitales.

Toute la scène se déroule dans un silence tendu. Le contrôleur me saisi les avant-bras, observe attentivement mes paumes, puis déclare que je ne suis pas en règle. Voilà qu’il ressemble au Père Noël maintenant !

Il ajoute ensuite qu’il me laisse passer car il lu dans les lignes du destin que je mourrai bientôt.

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