Le grand chaine

Dans cette cette clairière règne un silence doux. Je me tiens à équidistance des arbres qui la bordent en un cercle parfait.

Mes pieds s’enfoncent dans la terre meuble et tiède au même rythme que s’ils étaient posés sur le sable mou des premières vagues.

Je sens mes bras se lever pour se tendre à l’horizontale. Ma nuque est raide. C’est aussi amusant que de se faire enterrer dans le sable sur la plage, quand on sent son corps s’immobiliser progressivement.

Les premières feuilles qui poussent sur l’extrémité de mes doigts me chatouillent. Elles sont d’un joli bleu, en forme de coeur. Je me sens radieux.

Mes bras se couvrent de petites pousses qui croissent et font des branches qui s’élargissent à vue d’oeil.

Mes cheveux se dressent à leur tour en un feuillage dru. C’est plus douloureux que sur les bras, quoique sous les aisselles ça gêne aussi. A son tour, ma verge se tend, se raidi, bruni et se couvre de petits coeurs bleus.

Je suis enfin une chaine. Une grande chaine majestueuse plantée au centre d’une jolie clairière.

Plus rien ne peut m’arriver désormais.

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