La caravane et le placard

Je me réveille allongé, ou plutôt ligoté sur un dromadaire. Aussi loin que je vois, la caravane est composée d’une succession de gens comme moi, prisonniers d’on ne sait qui.

Pour contrer mon angoisse, je m’efforce de compter jusqu’à cinq. Un, douze, huit, neuf, cent trente-quatre. Je ris de soulagement en prenant conscience que je rêve, et parviens à retirer mes liens facilement, sans toutefois réussir à me raccrocher à l’animal, dont je tombe grotesquement.

Me relevant, je tombe nez-à-nez avec mon frère cadet, grimé en sorcier à barbe blanche. Il me sourit et je comprends que je viens de franchir la première étape, ce dont je suis ravi.

Immédiatement, je devine que je suis enfermé dans le placard à chaussures sous l’escalier dans la maison de V. Il y fait un noir d’encre et je cherche à tâtons une poignée ou un interrupteur. Puis je repense qu’il s’agit d’un rêve et j’ouvre la porte d’un coup de pied.

Cette fois, mes soeurs se tiennent là, souriantes elles aussi, me félicitant d’être brillamment sorti de cette épreuve. Je les interroge aussitôt : à quoi cela rime-t-il ?

La question doit être stupide car elles éclatent toutes les trois d’un fou rire communicatif.

Quelque chose à propos d’une clef m’accompagne une bonne partie de la matinée du lendemain, sans que je ne parvienne à la raccrocher au rêve.

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