Le train-paquebot et le martien

J’ai raté mon train. Debout, essouflé sur le quai de la gare, les hublots du grand paquebot sur rails défilent sous mes yeux. J’enrage.

Le contrôleur qui apparaît devant moi soudainement a l’allure d’un martien dans son costume vert foncé. Il dégage une odeur rance écoeurante. Je recule précipitemment lorsqu’il fait mine de s’approcher, tendant son bras vers la grosse cantine en fer que je porte sur l’épaule. Et je tombe sur la voie, qui est en fait une rivière au faible courant.

Accroché à ma cantine comme à une bouée, je tente de nager jusqu’au quai mais mon corps est entrainé dans le sillage du paquebot.

Je me réveille sur un lit à baldaquin dans une grande chambre au décor chargé, dans le plus pur style rococo. Le contrôleur est assis à califourchon sur mon bassin et remue comme un cavalier sur sa monture au galop.

Le salaud ! Il tente de se reproduire, me dis-je avec effroi. Je me retire brusquement alors qu’il pousse un cri déchirant qui me fait perdre connaissance.

Sirotant mon café du matin, je souris à l’idée d’être le père d’une lignée d’hybrides…

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