Menace de mort

Je pénètre dans ce grand appartement bourgeois parisien par un escalier de service. Quatre ou cinq pièces en enfilade, émaillées de cartons. Tout au fond, la lumière du crépuscule inonde un lustre en forme de bouquet, typique du mauvais goût des années quatre-vingt.

Nois nous trouvons dans la deuxième pièce, l’entrée, avec sa table en formica blanc. Dessus les restes d’un repas. Plusieurs personnes autour, debout, penchées en avant tels des généraux au dessus du plan de bataille.

Le téléphone bleu sonne. Je décroche le combiné et entends alors une voie rauque me menacer de mort. Je pense tout de suite au personnage incarné par Sergi López dans Harry, Un ami qui vous veut du bien. Avec une barbe noire semblable à celle de Che Gevara. Etrange et terrifiant de deviner le visage d’une voix menaçante.

Sur la table où est posé le téléphone, je saisis un marteau à manche court et large tête en acier, au moins cinq centimètres. Suffisant pour assommer quelqu’un, à condition de le voir venir. Or, dans la foule où je viens de me téléporter, sur cette place qui semble sans limites, je suis vulnérable de toutes parts.

Je tourne la tête en tous sens, la vigilance tourne à la paranoïa. J’imagine ce fou furieux apparaître à chaque instant et me tuer d’une balle dans le coeur. Oppressé, je sens que j’étouffe.

Le réveil sonne.

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